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Le Mercedes GLA séduit par son allure de baroudeur urbain et son étoile prestigieuse sur la calandre. Pourtant, sous cette apparence robuste, certains millésimes cachent des factures de réparation qui peuvent rapidement dépasser la valeur du véhicule. Entre les moteurs d’origine Renault parfois mal adaptés au poids du SUV, les boîtes automatiques capricieuses et les bugs électroniques, tous les modèles ne se valent pas. Que vous visiez une première génération (X156) ou le dernier modèle, ce guide filtre les versions à risques pour sécuriser votre investissement.
Pour les acheteurs pressés, la règle d’or est simple : soyez extrêmement méfiants envers les modèles produits entre le lancement en 2013 et la fin 2015. Cette « Phase 1 » concentre la majorité des défauts de jeunesse, tant sur le plan mécanique que sur la qualité d’assemblage.
Voici la synthèse des versions à surveiller de près ou à éviter :
| Période de production | Version / Moteur | Verdict Fiabilité | Pourquoi ? |
|---|---|---|---|
| 2013 – 2015 | Tous modèles (Phase 1) | 🔴 À éviter | Cumul de défauts de jeunesse, finition inégale, bugs électroniques. |
| 2014 – 2016 | GLA 180d / 200d (Moteur Renault) | 🟠 À surveiller | Fragilité des périphériques (EGR, Injecteurs) sur les forts kilométrages. |
| 2013 – 2019 | Boîte auto 7G-DCT | 🟠 À surveiller | Très sensible si la vidange n’est pas faite tous les 60 000 km. |
| 2013 – 2015 | Essence GLA 250 | 🔴 À éviter | Risque de consommation d’huile et usure prématurée du tendeur de chaîne. |
Les premières séries du GLA (châssis X156) souffrent du syndrome classique des nouveaux modèles. Les propriétaires rapportent fréquemment des problèmes de finition intérieure indignes du standing premium : bruits de mobilier, vibrations dans le tableau de bord et ajustements approximatifs.
Mais le plus inquiétant réside sous le capot. Ces millésimes essuient les plâtres de l’intégration des nouveaux composants électroniques. Les calculateurs gèrent mal certains périphériques moteur, entraînant des voyants moteur intempestifs sans panne réelle, ou à l’inverse, ne détectant pas certaines défaillances critiques à temps.
C’est souvent le point de discorde. Sous le capot des GLA 180d et certaines 200d se cache le bloc 1.5 dCi (code moteur OM607) issu de l’alliance avec Renault. Si ce moteur est réputé fiable sur une Clio, il souffre ici du poids du SUV allemand (plus de 1,4 tonne).
Sollicité en permanence, ce petit moteur diesel s’encrasse rapidement en usage urbain. Les pannes récurrentes touchent :
Bien que moins coûteux à l’achat, ce moteur exige un entretien méticuleux pour ne pas devenir un gouffre financier passé les 100 000 km.
Au-delà des millésimes, certains organes mécaniques spécifiques présentent des faiblesses structurelles que vous devez savoir identifier lors de l’essai ou sur les factures.
La transmission à double embrayage 7G-DCT est le véritable « talon d’Achille » du GLA. Conçue pour la rapidité, elle manque de fiabilité sur les premiers modèles. Les symptômes d’une boîte en fin de vie ou d’un mécatronique (le cerveau électronique de la boîte) défaillant sont :
Conseil d’expert : Exigez la preuve de la vidange de boîte tous les 5 ans ou 60 000 km. Si cette échéance a été dépassée, fuyez. L’huile chargée de limaille peut détruire les solénoïdes du système hydraulique, entraînant une facture de remplacement de boîte dépassant les 5 000 €.
Si le diesel inquiète, les blocs essence (codes M270/M260) équipant les GLA 200 et 250 ne sont pas épargnés. Le problème majeur concerne le tendeur de chaîne de distribution. Sur les modèles 2013-2015, il peut se détendre, provoquant un claquement métallique au démarrage. Si ce bruit est ignoré, la chaîne peut se décaler ou casser, entraînant la destruction du moteur.
Autre point de vigilance sur le 2.0L Turbo : une surconsommation d’huile anormale (parfois plus d’1L aux 1000 km) due à une segmentation fragile ou des joints de queue de soupape défectueux. Vérifiez toujours le niveau d’huile à la jauge manuelle et l’absence de fumée bleue à l’échappement.
La transmission intégrale 4Matic (système Haldex) apporte une sécurité indéniable, mais ajoute des contraintes mécaniques. Les propriétaires signalent une usure prématurée des cardans avant, soumis à un fort couple.
Soyez également attentif aux bruits de roulement provenant de l’arrière. Ils peuvent signaler une usure du différentiel arrière ou du pont, dont le remplacement est extrêmement onéreux. Lors de l’essai, coupez la radio et soyez à l’affût de tout sifflement ou grognement provenant de l’arrière du véhicule.
Le GLA est une voiture moderne bourrée d’électronique, ce qui constitue la deuxième source majeure de pannes après la mécanique.
Sur la première génération, le système « Command Online » est sujet aux écrans noirs et aux pertes de signal GPS. Sur la seconde génération (depuis 2020), l’interface MBUX (reconnaissable au « Hey Mercedes ») est spectaculaire mais instable. Les bugs d’affichage sur la dalle numérique et les déconnexions intempestives du Bluetooth sont monnaie courante.
Souvent, une simple mise à jour logicielle en concession suffit, mais vérifiez que l’écran tactile répond parfaitement et que la caméra de recul s’enclenche sans latence.
C’est un défaut spécifique souvent négligé : l’étanchéité des phares Xenon ou LED. De nombreux propriétaires constatent de la condensation à l’intérieur des optiques. Ce n’est pas seulement esthétique : l’humidité finit par griller le ballast électronique situé sous le phare. Le coût d’un phare complet dépasse souvent les 1 000 €.
De plus, les joints de portières des phases 1 ont tendance à mal vieillir, laissant passer des bruits d’air désagréables sur autoroute, nuisant au confort « premium » attendu.
Tout n’est pas noir au tableau. Mercedes a corrigé le tir, et certaines versions du GLA sont d’excellentes compagnes de route, capables d’atteindre des kilométrages élevés.
C’est la version à cibler. La Phase 2, lancée courant 2017, a résolu 80% des problèmes de jeunesse. La finition a fait un bond en avant, et l’insonorisation a été revue.
Privilégiez les motorisations GLA 200d ou 220d de cette période. Elles sont souvent équipées du moteur « purement » Mercedes (2.1L – OM651), beaucoup plus coupleux et robuste que le 1.5L. La fiabilité accrue de ces millésimes justifie le surcoût à l’achat par rapport aux modèles 2014.
Le nouveau GLA (châssis H247) est globalement bien né. Cependant, la complexité de son système de dépollution AdBlue sur les diesels génère parfois des messages d’erreur bloquants (impossibilité de redémarrer).
La version hybride rechargeable 250e est une option intéressante pour les citadins, à condition de vérifier l’autonomie électrique réelle. Si la batterie ne tient pas les 40-50 km promis, cela peut indiquer une usure des cellules.
Acheter un GLA est une chose, l’entretenir en est une autre. Ne vous fiez pas au prix d’achat attractif : les pièces et la main-d’œuvre restent au tarif Mercedes.
Avant de signer, voici les points de contrôle impératifs :